Loisirs créatifs : un marché à fort potentiel

33 % des Français pratiquent fréquemment une activité créative et artistique comme la création de fresque en trompe l’oeil.

Si ce marché jouit d’une popularisation harmonieuse et maîtrisée, il peut encore augmenter et atteindre un volume de 50 %. Ce qui le mettrait à un niveau d’environ 1,250 milliard d’euros en France.

Un tiers des Français concernés

Le marché des activités créatives et artistiques n’est pas ce qu’on en entend habituellement. Loin d’être non-conformiste, il comprend bien au contraire, avec un nombre important de consommateurs uniformes, un potentiel qui ne demande qu’à le faire croître bien encore. 

Certains préétablis ont la vie dure.

On pouvait en effet se laisser-aller à songer que des activités trop souvent qualifiées comme démodées allaient disparaître comme baby foot bonzini, la vente d’un jukebox ou encore l’orchestre de variété, qu’Internet y jouait un rôle prépondérant, que les pratiquants experts ne se regroupaient qu’en associations, que ce marché découlait exclusivement de petites boutiques isolées, ou encore que le marché dans sa totalité était éclaté en niches.

Cependant, il n’en est rien. Il s’agit au contraire d’un grand marché homogène, et non pas éclaté en niches, dans lequel la quête d’excellence et la concurrence sont quasi inexistantes.

De nos jours, non seulement 1/3 des Français pratiquent fréquemment une activité créative et artistique au moins une fois par trimestre, mais de plus ces adeptes exercent en moyenne 2,4 activités, sans opérer de différenciation de noblesse d’une activité à l’autre…

Au contraire, des ponts bien réels existeraient même dans la pratique des activités.

Le marché des loisirs créatifs pourrait s’étendre de 50 % 

Très proches des pratiquants d’autres activités comme le photographe pour mariage à bordeaux par exemple et souvent déjà en contact avec une autre activité, les consommateurs représentent eux-mêmes de vrais vecteurs de développement.

Ainsi, les activités liées au fil, qui demeurent en tête du marché, possèdent encore, avec la carterie créative, les meilleurs potentiels de croissance. 

Contrairement à la réalité quotidienne des pratiquants réguliers, le parcours initiatique des pratiquants potentiels s’effectue souvent seul.

Les non-acheteurs d’aujourd’hui demeurent réfractaires à l’idée même de faire des achats sur Internet, ils préfèrent aller en magasin.

Mais les magasins, à l’heure actuelle, n’offriraient pas de bonnes conditions pour passer à l’acte. Malgré l’émergence des deux chaînes Cultura et Loisirs & Création, qui se démarquent nettement dans le paysage de la distribution spécialisée, le marché est dominé par une multitude de petits spécialistes locaux. Rares sont les points de vente qui correspondent au magasin idéal des consommateurs.

Les initiatives ne lèvent néanmoins pas les principales barrières, même si les clients perçoivent des indices notables d’évolution dans ce marché des loisirs créatifs, à savoir de réelles évolutions dans l’offre, une démocratisation qui tire souvent vers la vulgarisation (notamment dans les GSS), un sentiment de cherté qui reste le premier frein à l’exercice d’une nouvelle pratique, un secteur d’activité doté d’une mauvaise image/prix.

Vers le magasin idéal

Parmi les composantes du magasin idéal figurent le prix, le choix, le repérage et l’adaptation à tous les niveaux de pratique. Pour ouvrir le marché, rappelle l’institut

Côté Clients, il y a lieu de le démocratiser pour d’une part répondre aux attentes des clients, et surtout pour le développer.

L’étude fait ressortir l’évolution de certains marchés qui ont bénéficié de cette ouverture, notamment ceux du sport et du bricolage, dans lesquels on peut être à la fois accessible en prix et compétent, ou encore à la fois accessible en prix et stimulant.

Alors que chez certains la vulgarisation est trop souvent dévalorisante. En clair, il faut un magasin accessible physiquement et accessible en prix, sans vulgariser. Il doit faciliter l’autonomie, par l’aide au choix et l’accompagnement dans les réalisations. Et encore concilier valorisation des marques et lisibilité de l’offre. Le magasin devra aussi stimuler et inciter à la découverte, par le mouvement permanent et la nouveauté.

Le site internet quant à lui pourra jouer un rôle d’activation et d’accompagnement dans la passion.

Démocratiser les loisirs créatifs sans les vulgariser

En conclusion, le marché des activités manuelles artistiques comporte un vrai potentiel, alors qu’il est aujourd’hui encore fermé.

Loin d’être marginal, il ne demande qu’à être stimulé. L’enjeu n’est pas tant l’innovation ou la réinvention tel le cas des ventes de jukebox voire le jukebox rock-ola ou encore le rock-ola, que l’ouverture et la démocratisation. 

L’exemple d’autres points de vente (comme les magasins de bricolage) constituerait une source d’inspiration extraordinaire pour ce secteur, dont les clients attendent simplement des acteurs professionnels ce qu’ils ont pris l’habitude de trouver dans leurs enseignes préférées.

Il est tout à fait possible de démocratiser ce marché et d’y maintenir une compétence élevée. Pour cela, il faudra jouer sur deux leviers incontournables : l’intelligence des gammes et le merchandising. Des places y sont donc à prendre.